samedi 9 janvier 2016

JANIS, Le film...



JANIS, c’est d’abord l’histoire d’une « outcast », une « nerd », une « weirdo », d’une gamine élue « garçon le plus laid de la promo » et qui deviendra l’une des plus grandes rock stars de tous les temps. Mais avoir été si malmenée dans l’adolescence laisse des traces pour toujours et le parcours de Janis prendra sous bien des formes celui d’une douloureuse quête d’affection. 

Nommé dans son titre original Janis : Little Girl Blue, Amy Berg réussi avec brio à faire la lumière sur ce pan de la personnalité de Janis Joplin, excentrique, délurée, mais surtout fragile comme une petite fille un peu triste. 

Et si parler de Janis Joplin c'est aussi parler de l'ambiance des Sixties aux Etats-Unis, le film parvient toujours à recentrer son sujet sur elle et seulement elle. La lecture par Chan Marshall (la chanteuse connu sous le nom de Cat Power) des lettres très intimes de Janis à ses proches (jusqu’ici inédites) permet par exemple d’approcher de façon touchante le personnage et de ponctuellement agrémenter les événements de sa vie par ses impressions de ceux-ci.


La reconnaissance, le succès n’y changent donc rien, Janis restera toute sa vie en marge. Et puis vient la drogue. Les soirées, la musique, Woodstock bien sûr, mais pour Janis, les shoots d’héroïne finissent par ne plus faire partie du fun. Comme l’exprimera avec justesse John Lennon, la récurrence des overdoses parmi les rock star ne vient pas questionner un mode de vie mais la pression que ces célébrités subissent. 

Alors qu’elle décide d’abandonner le groupe avec lequel elle eu tant de succès, Janis s’écroule sous la pression de l’enjeu et termine sa course à pleine vitesse avant même d’avoir sorti Pearl, son chef d’œuvre.

Article repris du site :  http://www.avoir-alire.com