mercredi 22 mai 2013

Lettre ouverte à Angelina Jolie - Partie 1


Madame Jolie,

Puisqu’on ne se connaît pas et que vous ne lirez probablement jamais cette lettre, je me permets de vous appeler Angelina et d’y aller franchement :

Entre vos médecins et vos deux seins, je pense que vous avez fait le mauvais choix !

Certes, de prime abord, votre décision de subir une double mastectomie paraît justifiée. Les femmes qui, comme vous, sont porteuses du gène BRCA1 auraient 87 % de risque de développer un jour un cancer du sein.

Et l’opération chirurgicale permettrait de diminuer drastiquement cette éventualité, laquelle ne serait plus à présent que de 5 %. Le sacrifice de votre poitrine semble donc pouvoir vous éviter le sort funeste de votre mère, morte prématurément à 56 ans.

Mais savez-vous que ces froides statistiques dissimulent d’effroyables mensonges ?

Outre le fait que les tumeurs mammaires comptent pour moins de 5 % dans la mortalité féminine et qu’elles représentent donc un danger très relatif, un premier et terrible mensonge consiste à faire croire que la médecine combat de mieux en mieux le cancer.

C’est une illusion trompeuse entretenue par des chiffres montrant que le taux de rémission à 5 ou 10 ans va en s’améliorant, progrès qui n’a cependant rien à voir avec la pseudo efficacité des traitements conventionnels. En réalité, il s’agit là surtout d’une conséquence de la généralisation du dépistage : comme les cancers sont diagnostiqués de plus en plus tôt, le temps séparant les verdicts et les décès est allongé statistiquement, mais sans réel profit pour les patients.

Comme le souligne le Dr Marc Girard dans son dernier ouvrage : il n’existe en effet « aucune preuve sérieuse qu’une prise en charge précoce d’un cancer améliore les chances de survie ou de guérison ». Il existe par contre des indices selon lesquels les traitements lourds entrepris après mammographie abrègent l’espérance de vie. L’industrie naissante de la mastectomie préventive est une nouvelle façon de masquer l’échec de la médecine classique face au cancer : en supprimant un organe, on circonscrit un problème local, mais sans bénéfice pour la santé globale. Et même sans doute à son détriment.

Une autre vérité qu’on vous a odieusement cachée, Angelina, c’est que votre risque de déclarer la maladie était sans doute bien inférieur à celui annoncé.

Je m’explique : tous les êtres humains sont porteurs d’oncogènes promoteurs de cancer ; or, seule une minorité développe effectivement la maladie. Pourquoi ?

Parce que le bagage génétique peut très bien demeurer fermé. Les progrès d’une nouvelle science, l’épigénétique, ont en effet permis de comprendre que l’expression des gènes au cours d’une vie dépendait fortement de son contexte, et que les circonstances extérieures à la cellule étaient plus déterminantes que sa structure intérieure.

En paraphrasant Claude Bernard, on pourrait dire que « le gène n’est rien, l’environnement est tout ». Il n’y pas de fatalité, car chacun peut faire en sorte que les fragments d’ADN abîmés reçus de ses parents ne soient pas réveillés par des stimuli négatifs.

Moyennant une saine hygiène de vie, on peut aussi « endormir » les gènes défectueux et se forger une immunité capable de contrôler les emballements cellulaires.

Pour le cancer du sein, il est par exemple prouvé que l’exposition aux pesticides, la pilule contraceptive ou le traitement de la ménopause par hormones synthétiques sont des facteurs de risque. A contrario, la pratique du sport, un passé de mère allaitante et une alimentation riche en Oméga 3 et en resvératrol (pigments du raisin) ont été identifiés comme agents protecteurs.

Je ne sais pas si vous aimez le poisson gras ni si vous êtes sportive, mais je sais que vous avez eu trois enfants et que vous en chérissez trois autres, que vous devez aimer le vin puisque vous en produisez dans le Sud de la France et que votre vignoble se situe dans un village dévolu à la viticulture biologique. Votre pâleur habituelle me laisse deviner chez vous une hantise du soleil, qui est pourtant un grand ami des seins grâce la vitamine D, mais pour le reste, vous avez vraiment un profil très « anticancer ».

Si vous l’aviez su, auriez-vous encore eu le « courage » (dixit Brad) de vous faire charcuter ?

Vos arracheurs de seins vous ont également trompée sur la validité de leurs données scientifiques... à suivre...

Un texte de Yves Rasir.

Lire la suite Mercredi prochain...