mercredi 12 décembre 2012

ERNEST et CELESTINE



Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi…

Adapté de la série de livres pour enfants écrits par Gabrielle Vincent

Sur un scénario de Daniel Pennac

Un film de Vincent Patar

Avec les voix de Lambert Wilson et Pauline Brunner

Projet insensé que de vouloir adapter en dessin animé l’univers d’aquarelles et de traits aériens inventé dans ses albums pour tout-petits par Gabrielle Vincent. Pari tenu grâce à des héros immédiatement sympathiques à la dégaine réjouissante et à des voix épatantes (Lambert Wilson et Pauline Brunner). Grâce aussi à des décors extraordinaires (les sous-sols façon village troglodyte, le bric-à-brac de la maison d’Ernest) habités par des personnages fantasques (les souris faisant de la gym en soulevant des pièges, les rats dentistes avides de dents d’oursons). Mais il y a plus. En noircissant le ton de départ - les grands méchants ours mangent les souris de toute éternité - Daniel Pennac tricote un scénario insolent, iconoclaste et inventif. Au final, en 2D sans être plat, tendre sans être mièvre, moral sans être édifiant, le conte est bon. Les bambins seront ravis et, miracle, leurs parents aussi !
Isabelle Danel dans Première

Un nouvelle réussite de l'animation française, fable au graphisme délicieux sur un rejet de la mixité plus que jamais d'actualité, la bonne surprise des fêtes.
Dans VSD

Nées sous le pinceau sensible de Gabrielle Vincent qui a signé une vingtaine d’albums chez Casterman, les aventures d’Ernest et Célestine s’animent sur grand écran. La magie et la grâce du dessin artisanal alliées à l’intelligence et l’humour du scénario écrit par le romancier Daniel Pennac font de ce film d’animation français une pure merveille. Ici, pas de lunettes 3D ni de show tape à l’œil, juste une histoire simple d’amitié et de solidarité à partager en famille les yeux et le cœur grands ouverts.
Julien Barcilon dans Télé 7 jours

Frais et désuet, fou-fou et délicat, poétique et politique (au fond, c’est une ode à la désobéissance civique), « Ernest et Célestine » est un doux enchantement prompt à ravir les petits rongeurs comme certains grands ursidés.
Nicolas Schaller dans Le Nouvel Obs.

Alors, qu’est qu’on attend pour être heureux ?