mercredi 4 janvier 2012

Capteur de rêves






L'ATTRAPE-REVE des QUATRE VENTS... de Mudita

Pour se protéger des intempéries qui viennent de l'Est (jaune, lever du soleil, printemps), du Sud (vert, zénith, été), de l'Ouest (orangé, coucher du soleil, automne), et Nord (bleu fonçé, nuit, hiver). Le bouleau est le premier arbre du calendrier celtique, en cela il symbolise la sagesse. Axe du monde ou pilier cosmique, il symbolise également les esprits protecteurs. Pour les Amérindiens, c'est un arbre sacré...

Format 50 cm x 50 cm, acrylique sur toile et techniques mixtes (tissus, perles dont certaines Swarovski et plumes). Mon petit dernier-né de la Nouvelle Année : enfin, commencé en 2011, et fini aujourd'hui alors que la tempête grogne au dehors !

A propos des capteurs de rêves, plusieurs légendes amérindiennes en racontent l'origine. Ces légendes varient d'une tribu à l'autre. Voici trois des plus connues :

Les Micmacs racontent qu'une grand-mère qui cousait des vêtements dans la lumière tamisée de son wigwam entendit un jour une petite voix qui pleurait dans un coin. Elle leva les yeux et demanda: "Qui est-ce qui pleure et pourquoi pleures-tu ?" La petite voix répondit : "Ici, c'est moi grand-mère..." La grand-mère leva les yeux et aperçu une petite araignée. "Je pleure, parce que tout le monde à peur de moi. Ils disent tous que je ne sers à rien. La grand-mère fût bien peinée d'entendre ce que l'araignée avait à dire. Elle lui répondit : "Eh bien, je crois que je peux faire quelque chose pour toi. Dorénavant, quand tu tisseras ta toile au-dessus de l'endroit où l'on dort, les mauvais rêves resteront pris à l'intérieur et seront détruits par le soleil. Ainsi, on ne fera plus que des bons rêves."

Une autre histoire, celle de Asibikaashi (l'araignée) qui aida Wanabozhoo à ramener Güzis (le Soleil) à son peuple. Asibikaashi construisait sa toile chaque nuit avant l'aube de façon à pouvoir capturer les premiers rayons du soleil. Si vous êtes debout à l'aube, regardez sa toile et vous verrez les rayons du soleil scintillant sur la rosée du matin. Asibikaashi prenait aussi soin des enfants des hommes, tissant sa toile pour les protéger des mauvais rêves comme elle le fait encore aujourd'hui. Quand le peuple Ojibway se dispersera, Asibikaashi eut beaucoup de mal à tisser sa toile au-dessus de tous les berceaux, alors mères, soeurs et grands-mères apprirent elles aussi à tisser des toiles magiques pour protéger leurs enfants. Elles confectionnèrent les cerceaux avec des baguettes de saule rouge et utilisèrent du tendon de cerf pour tisser la toile. Les capteurs de rêves avaient toujours une forme ronde qui représentait Güzis, le soleil. Sa toile pouvait retenir les cauchemars (ou bawedjigewin) ne laissant passer que les rêves. Vous remarquerez qu'il y a un petit trou au centre de la toile car c'est par là que les bons rêves passent. Les cauchemars quant à eux restent accrochés à la toile et disparaissent avec les premiers rayons du soleil. Les capteurs de rêves avaient alors 8 points de contact avec le cerceau en référence aux 8 pattes de l'araignée. Traditionnellement aussi, on place une petite plume pour que celle-ci bouge dans l'air. Un bébé qui peut observer la danse de cette plume apprendra ainsi les mouvements de l'air. Si jamais vous rencontrez Asibikaashi, l'araignée, n'en ayez pas peur, au contraire protégez et respectez ce petit insecte.

Une autre légende raconte qu'il y a bien longtemps, lorsque le monde était encore jeune, un vieux et sage chef Lakota se rendit sur une haute montagne où il eut une vision. Dans cette vision, Iktomi - le Grand Sage - Enseignant de la Sagesse, lui apparut sous la forme d'une araignée. Iktomi s'adressa à lui dans un langage sacré. Et pendant qu'il parlait, Iktomi l'Araignée s'empara de l'anneau de sagesse du vieux Lakota qui était orné de plumes, de crins de cheval, de perles et d'offrandes, et commença à tisser une toile. Il parla au vieux Lakota des cycles de la vie : comment nous commençons tous notre existence en tant qu'enfants, puis traversons l'enfance et l'âge adulte. Finalement, nous atteignons un âge avancé où il faut s'occuper de nous comme on le fait des enfants, complétant ainsi le cycle. "Mais", dit Iktomi tout en continuant à tisser sa toile, "dans chaque existence il y a de nombreuses forces ; certaines sont bonnes et d'autres mauvaises. Si tu écoutes les bonnes forces, elles te guideront dans la bonne direction. Mais si tu écoutes les mauvaises forces, elles te mèneront dans la mauvaise direction et risquent de te nuire. Donc ces forces peuvent aider, ou au contraire interférer avec l'harmonie de la Nature." Et pendant que l'araignée parlait, elle ne cessait de tisser sa toile. Lorsque Iktomi s'arrêta enfin de parler, il donna sa toile au vieux Lakota et dit : "cette toile est un cercle parfait avec un trou au centre. Utilise cette toile pour aider ton peuple à atteindre ses objectifs, faire un bon usage de ses idées, de ses rêves et de ses visions. Si vous croyez dans le Grand Esprit, la toile attrapera les bonnes idées tandis que les mauvaises s'en iront par le trou." Le vieux Lakota fit alors part de sa vision à son peuple et depuis, les indiens accrochent des attrape-rêves au-dessus de leur lit pour faire le tri de leur rêves et de leurs visions. Les bons sont capturés par la toile de la vie et accompagnent les gens, mais le mal présent dans leurs rêves tombe par le trou situé au centre de la toile et disparaît à jamais de leur vie.

Dans tous les cas, on dit que l'attrape-rêves renferme le destin du futur...

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