mercredi 26 janvier 2011

Les clés pour stimuler notre système immunitaire

La psychanalyste Anne-Marie Filliozat, qui pratique la pensée positive depuis trente ans, et le Dr Gérard Guasch, spécialiste des « cuirasses psychocorporelles », sont les pionniers d’une approche originale, proposant l’usage conjoint des pensées, images intérieures, émotions, sensations, tensions et mémoires corporelles. Grâce à des exercices efficaces inspirés par les neuro-sciences, mais aussi par la médecine chinoise, ils nous livrent ici des clés simples, pour améliorer notre vie quotidienne et notre santé...

Nous savons tous que notre système immunitaire est le gardien de notre santé, et les scientifiques ont maintenant largement montré qu’un état de stress élevé diminuait notre immunité. Tout ce qui vient du psychisme - climat émotionnel, images mentales, pensées - y participe. Comment pouvons-nous avoir une influence sur ces phénomènes psychosomatiques ?


Voici dix façons de développer en nous-même des attitudes positives et donc de renforcer notre santé :

1. Développer une attitude de « dialogue corps/esprit »

Notre part de responsabilité commence par une attitude de vigilance : être à l’écoute des signaux venant de notre corps (fatigue inhabituelle, douleur même intermittente, changements notables de l’appétit, du sommeil, de la sexualité), ou des états prolongés de malaise psychologique (angoisses répétitives, forte anxiété permanente). À cet « état des lieux » doit s’ajouter un questionnement sur le quand, comment, pourquoi ? Faire la mise en lien avec tel événement, telle situation stressante.

2. Apprendre à diminuer l’impact du stress

Différentes pratiques simples et efficaces peuvent nous aider à ne pas laisser des agents stressants, même fort, avoir sur nous un impact trop violent. La première des ressources est un mode respiratoire qualifié d’anti-stress, justement parce qu’il empêche le blocage quasi réflexe du diaphragme. Privilégiez l’expiration sur l’inspiration. « Souffler » au lieu de suspendre sa respiration en apnée, assure un relâchement global immédiat de l’organisme.

3. Cultiver une pratique régulière de la relaxation

La relaxation permet une détente musculaire et mentale. Pratiquée régulièrement, elle nous évite la surcharge des tensions et augmente sensiblement notre résistance au stress. Cette pratique consiste à formuler, sous forme d’idée ou d’image, une intention de détente - si possible en situation allongée. Ce message de relâchement est immédiatement enregistré par notre cerveau qui diffuse l’information à tout notre organisme.

4. Visualiser l’activité de notre système immunitaire

L’image étant le véhicule privilégié entre psyché et soma, en nous représentant le fonctionnement de notre système immunitaire, nous lui envoyons une injonction, une sorte de « pub subliminale » visant à stimuler son activité. Un exemple : imaginer des cellules équipées de radars, qui circulent dans tout votre corps, détectant et éliminant tout élément indésirable, ou bien une équipe d’agents d’entretien, débarrassant l’organisme de ses pollutions intérieures.

4. Oser exprimer nos émotions

L’état de stress s’accompagne d’une charge émotionnelle importante, le plus souvent retenue. Cette répression des émotions a des conséquences fâcheuses sur votre humeur, notre état de tension musculaire, notre circulation énergétique. Il est donc bon pour notre santé (et très soulageant) d’exprimer notre ressenti chaque fois que cela est possible. Il est bon de nous habituez à dire ce qui ne nous convient pas, à refuser fermement ce qui dépasse nos limites, à pleurer dans des bras accueillants quand nous traversons des épreuves graves, à partager nos inquiétudes. Beaucoup d’états dépressifs sont à mettre sur le compte d’émotions réprimées, souvent depuis très longtemps, et s’accumulant au fil du temps. Un accompagnement psychothérapeutique est parfois indispensable pour aider à se soulager de cette charge et pour retrouver la joie de vivre.

5. Cultiver une politique de plaisir et d’humour

Profitons pleinement des petits plaisirs offerts par la vie quotidienne ; les grands sont moins fréquents, alors n’attendons pas les circonstances exceptionnelles, ou que tout aille bien, pour savourer la vie, y compris dans les moments les plus ordinaires. La pensée positive n’est autre chose qu’un rappel du merveilleux de la vie. Malgré les épreuves, et parfois les horreurs, la vie est un miracle permanent et réserve des trésors. Gardons à l’esprit cette vérité désormais prouvée scientifiquement : sous l’effet du plaisir, les cellules de notre système immunitaire font nettement mieux leur travail. Et l’humour ? C’est un fantastique remède à la morosité et une élégante manière de prendre du recul - certains s’en sont efficacement servi pour guérir de troubles graves ! C’est un outil anti-stress puissant... à condition d’être manié de façon non agressive.

6. Se traiter avec indulgence et douceur

La plupart d’entre nous sont des juges impitoyables pour eux-mêmes. Quand vous avez commis oubli, erreur ou maladresse, même minime, n’est-ce pas aussitôt un reproche, voire une injure que vous vous adressez ? Ce jugement négatif a une résonance dans tout votre organisme, déclenchant humeur négative, crispations, tensions corporelles. Le remède : avoir une attitude de juste amour de soi, qui n’est pas du nombrilisme, mais la reconnaissance de nos réelles qualités.

7. Adopter un mode de vie qui respecte nos besoins

Nos besoins sont tant physiques (alimentation, sommeil, exercice) que psychologiques (être aimé, reconnu, se réaliser), ou existentiels (avoir des buts, donner sens à sa vie). Chaque fois qu’un de nos besoins fondamentaux ne trouve pas une satisfaction adéquate, se développe un état de stress plus ou moins important selon le degré de frustration. Le cumul et la prolongation de ces agents stressants usent notre résistance, tant émotionnelle que mentale, déprimant notre système immunitaire. Bien connaître ses besoins est une première étape, pas toujours facile pour ceux qui ont été éduqués à s’occuper des autres plutôt que d’eux-mêmes ; ensuite repérer les manques et évaluer les ressources susceptibles d’y pallier.

8. Prendre soin de notre réseau relationnel

La communication avec les autres est indispensable pour alimenter l’énergie en nous. En outre, le contact physique avec des proches n’est pas seulement un antidote à la solitude ; quand la relation à l’autre est suffisamment bonne, elle apporte un sentiment de sécurité qui diminue l’anxiété. Autre bonne nouvelle : le contact peau à peau est en relation directe avec l’activité cellulaire. Des études faites sur l’influence des massages ont objectivé l’effet très bénéfique sur le fonctionnement corporel de la « chaleur humaine » ainsi transmise.

9. Faire circuler l’énergie en nous

La vie est mouvement. Nos blocages restreignent la circulation de notre énergie. Entretenir la fluidité, en faisant bouger notre corps dans la souplesse. Qu’il s’agisse de marche, de sport, d’arts martiaux, ou d’autres pratiques, le projet est de « décuirasser » notre organisme, d’éviter les scléroses, d’éveiller les sensations de notre corps bien vivant.

10. Assurer une synergie de nos ressources

Etre attentif à chacun des paramètres évoqués ci-dessus, afin de rester dans une optique de globalité de notre personne. Chaque ressource potentialise les effets d’une autre et crée une synergie reposant sur l’unité fondamentale corps/esprit.

Un article repris depuis le magazine Nouvelles Clés

J’ajouterai les clés 11,12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, etc.

Créer en s’amusant, créer à partir de ses rêves, pratiquer le yoga nidra, travailler de ses mains, rencontrer des artistes positifs et lumineux, jouer avec les couleurs, regarder la nature, créer en groupe lorsque c'est trop difficile tout seul, laisser dormir notre cerveau gauche et stimuler le droit, en un mot : faire un stage à l’Atelier du Laurier Rouge !

Site : www.laurier-rouge.com