dimanche 30 septembre 2018

Un jardin sauvage en plein Paris !




Un jardin sauvage en plein cœur de Paris ? Oui, oui, c'est vrai !

Le jardin sauvage Saint-Vincent n’est autre qu’une friche urbaine laissée à l’abandon pendant plus de 50 ans, où une végétation spontanée s’est développée.

Situé en plein quartier de Montmartre (derrière la place du Tertre et le Sacré Cœur pour les connaisseurs), ce jardin sauvage d’une superficie totale de 2000 m² est un vrai havre de paix où l’on peut découvrir des espèces indigènes d’Ile de France.




En effet, sur ce terrain qui a été laissé tel quel durant 5 décennies, la flore puis la faune s’y sont développées selon leur gré, pour le plus grand bonheur des visiteurs. Le jardin sauvage Saint-Vincent est ainsi un endroit d’une rare diversité dans Paris intra-muros.




Les paysagistes de la ville de Paris ont profité de ce lieu exceptionnel pour valoriser ce patrimoine naturel. Il est donc préservé et pour avoir la chance d’observer la mare aux lentilles, les plantes sauvages ainsi que les arbres et arbustes qui poussent en pleine liberté, il faut s’inscrire à des visites guidées qui ont lieu plusieurs fois par mois entre Avril et Octobre…




Bonne promenade aux parisiens et parisiennes ! 

Renseignement et visites gratuites (mais sur inscription) :  

Le Jardin Sauvage de Saint Vincent
17 rue Saint Vincent
75018 Paris

Contact Site : https://www.parisinfo.com/musee-monument-paris/72357/Jardin-sauvage-Saint-Vincent



lundi 26 février 2018

La Femme Shaman...

http://www.catherine-mazarguil.com/

La chamane parle : 

Une grande part de ton pouvoir vient du lien que tu entretiens avec les animaux et la nature. 

Si tu restes enfermée trop longtemps au-dedans de ta demeure tu t’éteins, mais si tu vas à l’extérieur, en respirant, tu retrouveras ton pouvoir personnel. 

Ce simple mouvement réveillera ta nature magique et spirituelle endormie. 

Permets à la lumière du soleil, de la lune et des étoiles de faire émerger tes mémoires anciennes qui sont restés en veilleuses. 

Souviens-toi de l’époque de tes pouvoirs magiques et utilise les pour le bien de la planète et des gens. 

Reprends ta mission de départ et crois en toi et en ton lien divin… 

Nous avons besoin de toi, de tes dons et de ton service pour faire avancer plus vite l’émergence de la Nouvelle Vie ici-bas ! 

Merci de t’éveiller à ton toi-même. 

Texte glané au hasard sur Facebook...

Illustration de Catherine Mazarguil / La Femme Shaman / Collage et techniques mixtes sur papier / Détail.

jeudi 7 décembre 2017

Jean d'Ormesson : hommage à la langue Française !


Que vous soyez fier comme un coq
Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
Vous êtes tous, un jour ou l'autre
Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche
Vous arrivez à votre premier rendez-vous
Fier comme un paon
Et frais comme un gardon
Et là ... Pas un chat !
Vous faites le pied de grue
Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin
Il y a anguille sous roche
Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard
La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon
Vous l'a certifié
Cette poule a du chien
Une vraie panthère !
C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
Quand finalement la fine mouche arrive
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard
Il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard
Sauf que la fameuse souris
Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
Est en fait aussi plate qu'une limande
Myope comme une taupe
Elle souffle comme un phoque
Et rit comme une baleine
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat
Vous roulez des yeux de merlan frit
Vous êtes rouge comme une écrevisse
Mais vous restez muet comme une carpe
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez
Mais vous sautez du coq à l'âne
Et finissez par noyer le poisson
Vous avez le cafard
L'envie vous prend de pleurer comme un veau
(ou de verser des larmes de crocodile, c'est selon)
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes
Et vous inventer une fièvre de cheval
Qui vous permet de filer comme un lièvre
C'est pas que vous êtes une poule mouillée
Vous ne voulez pas être le dindon de la farce
Vous avez beau être doux comme un agneau
Sous vos airs d'ours mal léché
Faut pas vous prendre pour un pigeon
Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie
Et puis, ç'aurait servi à quoi
De se regarder comme des chiens de faïence
Après tout, revenons à nos moutons
Vous avez maintenant une faim de loup
L'envie de dormir comme un loir
Et surtout vous avez d'autres chats à fouetter.


Billet d'humour de Jean D'Ormesson, disparu en Décembre 2017

jeudi 20 juillet 2017

La maltraitance animale, pourquoi ?



Psychologie du crime de l'exploitation animale.

Quiconque veut bien prendre la peine d'appliquer les acquis de la psychologie sociale à la relation entre humains et animaux exploités sera en mesure de prédire qu'aucune législation ne suffira à mettre fin aux mauvais traitements, sauf à interdire purement et simplement toute exploitation.

Un certain sadisme, inhérent aux pratiques d'exploitation de tout animal dont le sort sera tôt ou tard la boucherie, ne semble en effet pas avoir d'autre cause que la connaissance de ce destin par l'éleveur, le transporteur et le boucher. 

Encore vivant, l'animal est déjà de la viande par destination

Les vivisecteurs par exemple ont coutume de dire que dès l'instant où cela ne choque personne d'utiliser un animal pour en faire de la viande, rien ne s'oppose à ce qu'on l'utilise également pour n'importe quel autre usage, même s'il est plus cruel. Franchir le cap de l'abattage semble donc ouvrir la porte au sadisme.

Mais il existe une seconde raison, confirmée par d'autres observations , au développement du sadisme dans toute exploitation ou domination institutionnalisée

Imaginez que pendant la dernière guerre mondiale, vous ayez, en tant qu'officier allemand, été affectée contre votre ,volonté dans un camp d'extermination. Puisque vous n'avez pas le courage de déserter, voilà que votre fonction sociale devient celle de tuer des Juifs/Juives, des Tziganes ou des homosexuel(le)s. Il vous est évidemment impossible d'assumer cette fonction sociale dans l'indifférence. Comment vous justifier à vos propres yeux ? Suis ­je une ordure ? 

Pour éviter cela, il n'existe qu'une issue psychologique : ce sont mes victimes les salopes

C'est la seule justification possible à mon rôle de bourreau

Plus je serai sadique avec elles, plus je les considérerai comme haïssables et plus je me justifierai à mes propres yeux. Un ami dentiste m'a raconté avoir été amené au cours de ses études à opérer des mâchoires de cadavres. La réaction de beaucoup d'étudiant e s était alors de manifester une cruauté apparemment gratuite à l'encontre de ces corps morts, en leur crevant les yeux par exemple.

Cela ne relève­-t- ­il pas du même phénomène ? Si l'on vous demandait de découper le corps de quelqu'un qui vient de mourir et contre qui vous n'avez aucune animosité, pourriez­ vous le faire sans la moindre gêne ? Ne serait ­ce pas plus facile si ce corps était celui d'une ordure ? Alors puisque vous êtes en position de dominant, c'est le jeu que vous allez jouer.

Si vous êtes maintenant payé pour tuer cinquante cochons par jour, au lieu de les poser par terre sans leur faire mal en les sortant du camion, vous allez les laisser tomber de deux mètres de haut pour qu'ils se cassent la colonne vertébrale, et comme cela ne suffira pas encore, vous allez leur décocher un grand coup de pied dans les côtes. Vous n'avez guère le choix.

Sinon c'est vous qui allez vous considérer comme un monstre...

On reproche souvent aux vivisecteurs leur cruauté « gratuite ». Non contents d'effectuer sur les animaux des tests et des opérations sans anesthésies, ils/elles les manipulent sadiquement, les laissent cruellement souffrir sur une table d'opération pendant leur repas, etc. Ne trouvant pas d'explication à cette cruauté, certains sous entendent volontiers que tout individu normalement constitué éviterait ces tortures inutiles et que le comportement de celles/ceux-là prouve qu'ils/elles sont des monstres. C'est ne pas comprendre qu'il s'agit pour elles/eux de la seule issue psychologique à la cruauté qu'implique leur rôle social et que chacun de nous serait très fortement tenté d'adopter la même dans un contexte semblable.

Ne peut ­on en conclure qu'à l'échelle de notre société il est utopique de vouloir mettre fin à ce type de sadisme sans renoncer à l'exploitation animale ?

Philippe Laporte


Né en 1960, Philippe Laporte commence à militer contre l’exploitation animale et contre l’automobile en ville au début des années 1990. Il est frappé par le désintérêt des militants pour les facteurs psychologiques et pour les déterminismes sociaux. Il s’oriente alors vers la psychologie sociale. Son Site : http://www.philap.fr/